
Saison 1
8 episodes
"TIMELINE" plonge au cœur de l'histoire riche et captivante du hip-hop belge, explorant plus de 40 ans d'évolution culturelle à travers huit épisodes palpitants et offre un voyage chronologique passionnant, mettant en lumière les artistes et les moments qui ont marqué l'évolution du hip-hop belge.
Episodes
1. Koekelbreak
Au milieu des années 80, le hip hop tout droit venu de New York contamine une poignée de jeunes belges dans tout le royaume. De Bruxelles à Anvers, les liens se tissent et les premières soirées hip hop apparaissent, galvanisées par la breakdance qui devient un phénomène de pop culture sans précédent repris dans les pubs ou boosté par le roi de la pop en personne, Michael Jackson. Entre funk, soul et premières vagues d'électro les battles éclatent et les danseurs de différents quartiers s'affrontent. Tous sont en mode B Boy, training nylon et carton au sol ! Pierre angulaire du mouvement, la Basilique de Koekelberg devient le lieu de rassemblement et d'entrainement de ces danseurs à Bruxelles. C'est là que Dj Daddy K y recontre Phil One pour créer les Dynamic Three. C'est là que Dj TLP de Tielt se connecte aux premiers acteurs du hip hop belge pour se donner rendez-vous, une passion nait et un mouvement s'organise.
2. Vous êtes fous !
Abdel Hamid Gharbaoui alias Benny B grandit à Molenbeek, quartier maritime. Il découvre la musique grâce à ses grands frères et le rap en français grâce à Dee Nasty et Lionel D qui seront ses premières sources d'inspirations. En 1986 il s'essaie à un premier texte de rap en français qu'il nomme Vous êtes fous ! tellement les gens prennent le hip hop à la légère. Defi J et lui sont alors les premiers rappeurs à Bruxelles. En 1989 suite au succès planétaire de Pump up the jam ( Technotronic ) la radio Top FM lance un grand casting pour produire un rappeur bruxellois. Les bruits circulent mais Benny B n'en est pas informé.
3. Brussels Rap Convention
Accueil Radio Tarmac Exclusivité Auvio - People & Musique Timeline, une belge histoire du rap 03 - Brussels Rap Convention 24 min | Publié le 26/10/24 En parallèle du succès commercial de Benny B dans la fin des années 80 un rappeur se voit confier la mission de créer la première compilation de rap belge, Brussels Rap Convention. Il s'agit de Sahli alias Defi J. Originaire de Schaerbeek qui est aux mains de politiciens d'extrême droite Sahli veut transmettre un message et unir les jeunes black, blancs, beurs sous de mêmes revendications, peu importe leurs origines ou leurs confessions. La compli BRC est lancée et révèle plusieurs talents comme Rayer, HBB Band & Co, Shark ou encore Rumky. Elle incorpore un contexte social et critique beaucoup plus en phase avec la nouvelle génération de rappeurs français alors en vogue ( Assassin, NTM, IAM ).
4. Crewz control
Au coeur des années 90 le mouvement hip hop prend de l'ampleur, réunissant autour de plusieurs disciplines comme le rap et le graffiti des crews ( équipes ) de passionnés. Le tag déferle sur les grandes villes et procure de l'adrénaline à des artistes en quête de sens. A Bruxelles, dans le graffiti, deux crews majeurs mènent la danse, il s'agit des RAB ( Rien à branler ) et des CNN ( Criminels Non Negligeables ) qui s'approprient les couloirs de métro comme les voies de chemins de fer ou la rue, étendant chaque jour leurs territoires. Côté musique les crews s'organisent et montent leurs propres labels comme 9mm ou Souterrain Production, permettant l'éclosion des permiers groupes de rap tels que Starflam, Big Shot ou Onde de Choc.
5. Survivant
C'est au coeur de la Cité Ardente, en plein centre de Liège et sur les cendres encore fumantes du groupe Malfrats Linguistiques que Starflam voit le jour en 1996. Pur produit de son environnement et de la toxicomanie qui gangrène les artères de la ville, Starflam sort un premier album éponyme en 1997 avec des influences telles que Mobb Deep, La Cliqua ou Leo Ferré. A la grande surprise du groupe, son premier single Ce plat pays tourne en radio dans tout le pays et permet au crew de se produire dans les plus grands festivals, notamment en flandre. La Starflam sound machine est lancée. Il faudra attendre le prochain album Survivant et le single La Sonora pour que le groupe soit certifié disque de platine et s'exporte dans toute la francophonie.
6. Les rois sans couronne
L'effondrement du marché du disque au début des années 2000 va générer un flou dans l'industrie pendant une décennie, poussant les artistes et les labels à repenser leur mode de distribution et de promotion. Beaucoup d'artistes sont remerciés et il n'est pas facile pour les belges de se faire une place dans le marché français aux côtés de Lunatic, NTM, la Mafia K1 Fry ou Diams alors à son apogée. Certains comme Gandhi ou Scylla se font remarquer à Paris et se voient proposer des contrats qui leur demandent de ne pas révéler leur belgitude, c'est ainsi que naîtra le clip BX Vibes qui devient l'écho d'un rap belge sans compromis. De son côté, aidé par Oz du label Street Fabulous James Deano signe chez Because Music et sort son premier album Le fils du commissaire qui sera également incompris du public français malgré l'excellent single Les blancs ne savent pas danser.
7. Bruxelles arrive
Give me five et les réseaux sociaux vont changer la donne. Désormais plus besoin de gros label ou d'énormes budgets pour balancer sa musique sur les plateformes, les cartes sont redistribuées et tout le monde part avec les mêmes chances, le talent mis à part. C'est dans cette dynamique que des groupes tels que l'Or du Commun voient le jour et permettent à Roméo Elvis de s'essayer au mic, l'ambiance est estudiantine et bon enfant quand ils se réunissent autour de la MPC du Seize. Caballero, Jean Jass, La Smala, tous s'adonnent aux freestyles ou aux poignées de punchlines de Depar One sur Give me five, c'est un passage obligé. En 2010 un belge met tout le monde d'accord dans l'industrie avec ses leçons lorsqu'il balance Alors on danse. Stromae passe du rap à l'electro et devient le phénomène musical de la décennie, se hissant au top des ventes à l'international.
8. Débrouillards
Boosté par le marché américain et des exemples français comme Booba, le rap de rue à la cote. Il n'en faut pas moins au Duc pour repérer un talent belge et le signer sur son label 92i bien avant Green Montana qui confirme l'attrait des français pour les belges. C'est ainsi que Damso arrive en grandes pompes dans l'industrie. Le marché rap est désormais mature et peut accueillir plus facilement les contenus explicites et rentre dedans du Dems, malgré un rejet pourtant palpable des médias traditionnels. Du côté de Laeken, un jeune talent prometteur est repéré et développé par Oz, il s'agit de Hamza qui est aussi à l'aise sur des vibes RNB, autotunes que rap. Hamza prouvera en très peu de temps qu'il est un véritable génie musical et qu'il règne sur son époque.